10.8.07
6.8.07
France et Cuba, même combat !
Un commentaire de "Tsvtchli" à mon article La légende rose de la Sécurité sociale française, sur Agoravox, commentaire qui mérite d'être lu par tous...
Z'avez bien du courage, Laure, ma poule déchaînée (tm), pour pondre un article dans ce panier de crabes lobotomisés qu'est Agorapox (oui, AgoraPOX, je sais ce que j'écris!)
Ce qui me fait vastement marrer dans les commentaires, ce sont les dithyrambes adressées au système hospitalier français. On croirait lire du Fidel Castro. Manque de pot, ma bourgeoise travaille là-dedans (mais en Australie, pas en France). Responsable de 60 à 100 lits dans les mouroirs ("nursing homes" on appelle ça chez nous, "maisons de vieux" chez vous). Mon oncle est en train de s'éteindre dans un mouroir français, rendu aveugle par le diabète, équipé d'un pacemaker, et d'une sonde urinaire. J'étais en France quand on l'a emmené d'urgence à l'hôpital. Une camionnette du SAMU, une ambulance, et SEPT, oui, comptez-les bien, SEPT gugusses, pour l'emmener aux urgences. SEPT. S'en foutent, c'est le trou de Sécu qui paie. A la clinique où il a fini, à une heure et demi de Paris par bus et RER, je-m'en-foutisme total. A 3h de l'après midi, les médicaments du midi n'avaient toujours pas été distribués. Quant à la sonde urinaire... quand ma femme a su comment elle était branchée et comment elle était reconnectée tous les deux mois, elle a explosé: "mais ils sont cons en France, ou quoi?!"
Or, tout bobo/coco/cono le sait, le meilleur système santé du monde, c'est celui de Cuba. Paraît-il.
Le fameux système de santé cubain, presque aussi bon que le français...
Mais nous sommes quand même meilleurs!
Cocorico!
Au fait, sa chambre de mouroir lui coute 183€ par jour (remboursé à 80% par le trou de ma Sécu). Ils n'ont pas intérêt à le requinquer, c'est sûr, pour qu'il puisse mourir tranquillement chez lui, avec une infirmière qui vienne s'occuper de lui tous les jours (combien? 50€? même pas).
Z'avez tout compris.
3.8.07
Le point sur la fin du monopole de la Sécu en exactement 100 mots
Le monopole de la Sécu est-il tombé ?
En théorie : oui (parcourez mon blog) ; en pratique : les tribunaux en jugent autrement.
Un jugement européen donnerait-il un avis définitif ?
Oui, mais il faut auparavant avoir épuisé les recours nationaux, puis prévoir beaucoup de temps et d’argent pour réussir. Les esclavagistes le savent et jouent là-dessus.
Alors comment certains sont-ils parvenus à quitter la Sécu ?
Par une guérilla juridique à tous les niveaux, efficace quand on est bien assisté : attaque au pénal, vices de procédure, etc. Notre combat est juste, et tous les moyens sont bons.
En théorie : oui (parcourez mon blog) ; en pratique : les tribunaux en jugent autrement.
Un jugement européen donnerait-il un avis définitif ?
Oui, mais il faut auparavant avoir épuisé les recours nationaux, puis prévoir beaucoup de temps et d’argent pour réussir. Les esclavagistes le savent et jouent là-dessus.
Alors comment certains sont-ils parvenus à quitter la Sécu ?
Par une guérilla juridique à tous les niveaux, efficace quand on est bien assisté : attaque au pénal, vices de procédure, etc. Notre combat est juste, et tous les moyens sont bons.
28.7.07
Poil à gratter
Merci à newzy.fr et à Hervé Resse, le Grand Sage de la Blogosphère, qui classe mon blog parmi les "blogs poil-à-gratter".
20.7.07
Harry Potter and the Deathly Hallows : les révélations de l'édition pirate
Le monde peut à nouveau respirer et reconquérir la paix et la liberté perdues. Seuls quelques mangemorts communistes nostalgiques se réunissent en cachette dans des catacombes rue de Solférino et place du colonel Fabien pour adorer les "Reliques de la Mort" et brûler de vieilles feuilles d'assurance-maladie jaunies devant les statues de leurs idoles tombées... Dernier hommage du Vice au Crime !
12.7.07
Un article iconoclaste des Echos
Sécurité sociale : une franchise pas très franche par Jean-Marc Vittori. Quelques extraits :
En résumé, vous payez de plus en plus cher pour être de moins en moins remboursé. Nous pouvons même vous annoncer que les ciseaux que forment vos cotisations en hausse et vos prestations en baisse vont sans doute continuer de s'ouvrir dans les années à venir.
Un jour ou l'autre, on pourra voter non seulement avec ses pieds, mais aussi avec son chéquier, en quittant la Sécu. Son monopole a été cassé par deux directives européennes en 1992. Après une longue guérilla juridique finalement tranchée par la Cour de justice des Communautés européennes, il a été abrogé en France par une ordonnance de 2001. Juridiquement, rien n'interdit aujourd'hui à une compagnie privée de proposer une assurance-maladie concurrente de celle de la Sécu. Et rien n'interdit à un particulier de se faire radier de la Sécu pour souscrire une police privée.
8.7.07
Mentions légales
Rajout d'un cadre "mentions légales" dans mon blog (en bas à droite). Si vous tenez un blog vous aussi, je vous invite à en faire autant. N'est-il pas important de respecter les lois si utiles, si nécessaires, si justes, si équitables, que nos chers gouvernements nous concoctent ?
Et je repars pour mon sommeil blogosphérique...
____
Signalée par un lecteur, il y a sur le site catholique libertépolitique.com une très bonne analyse TVA sociale : une fausse bonne idée ? par Jacques Bichot, économiste, professeur à l’université Jean-Moulin (Lyon 3).
Et je repars pour mon sommeil blogosphérique...
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Signalée par un lecteur, il y a sur le site catholique libertépolitique.com une très bonne analyse TVA sociale : une fausse bonne idée ? par Jacques Bichot, économiste, professeur à l’université Jean-Moulin (Lyon 3).
5.7.07
La légende rose de la Sécurité sociale française, sur Agoravox
Ma petite étude est à présent sur Agoravox : la légende rose de la SS.
Les commentaires sont plutôt favorables, alors qu'il y a quelques années seulement on aurait eu droit aux cris d'orfraie de gauche comme de droite. L'opinion évoluerait-elle enfin ?
Les commentaires sont plutôt favorables, alors qu'il y a quelques années seulement on aurait eu droit aux cris d'orfraie de gauche comme de droite. L'opinion évoluerait-elle enfin ?
24.6.07
Mise en sommeil de ce blog
Il y a exactement trois ans, le 24 juin 2004, je créais ce blog. Petit à petit, son thème initial a été perdu de vue. J'ai comblé le vide comme j'ai pu avec des articles politiques et des dessins. Après 550 messages, et l'approche des vacances aidant, j'ai décidé de mettre quelque peu en sommeil ce blog. Je ne sais d'ailleurs pas encore s'il faut parler d'un véritable sommeil ou seulement d'une "vie au ralenti".
Il faut bien reconnaître que le combat pour la liberté sociale reste extrêmement difficile, tant pour les salariés que pour les indépendants (si l'un d'entre eux a réussi à quitter le Moloch de l'insécurité asociale sans encombre, qu'il me fasse signe, je lui ouvre mon blog). Les progrès sont très lents, et je doute que les mois et les années qui viennent apportent du nouveau, rien n'étant plus semblable au socialisme de gauche que le socialisme de non-rupture de droite que pratique le pouvoir actuel.
Je reprendrai la parole uniquement si des changements appréciables survenaient. D'ici-là, bon vent à tous.
Et n'oubliez pas que la Sécurité sociale nuit gravement tant aux libertés individuelles qu'à votre porte-monnaie...
Il faut bien reconnaître que le combat pour la liberté sociale reste extrêmement difficile, tant pour les salariés que pour les indépendants (si l'un d'entre eux a réussi à quitter le Moloch de l'insécurité asociale sans encombre, qu'il me fasse signe, je lui ouvre mon blog). Les progrès sont très lents, et je doute que les mois et les années qui viennent apportent du nouveau, rien n'étant plus semblable au socialisme de gauche que le socialisme de non-rupture de droite que pratique le pouvoir actuel.
Je reprendrai la parole uniquement si des changements appréciables survenaient. D'ici-là, bon vent à tous.
Et n'oubliez pas que la Sécurité sociale nuit gravement tant aux libertés individuelles qu'à votre porte-monnaie...
22.6.07
Bouclier fiscal, protection nulle : merci Sarko !
La BAF a mené les premiers tests de boucliers fiscaux. Hélas, les résultats ne sont pas concluants ! Bien qu'ils soient ressortis indemnes de la perception, les vaillants brigadistes n'ont pu éviter le redressement...
21.6.07
Comment baisser les charges sociales...
...illégalement, bien sûr !
Les diverses combines que j'avais évoquées la semaine dernière (la fin de l'URSSAF) sont utilisées par de nombreuses sociétés, y compris la très honorable et très déficitaire (et très monopolistique) SNCF : la SNCF offre des retraites dorées à l'étranger.
Les diverses combines que j'avais évoquées la semaine dernière (la fin de l'URSSAF) sont utilisées par de nombreuses sociétés, y compris la très honorable et très déficitaire (et très monopolistique) SNCF : la SNCF offre des retraites dorées à l'étranger.
Tout commence en 2002 lorsque SNCF International, filiale de la SNCF qui commercialise le savoir-faire français auprès des compagnies ferroviaires étrangères, éprouve des difficultés pour trouver d'anciens agents prêts à s'expatrier. Elle envoie alors deux cheminots sur l'île de Man afin d'y créer une société offshore, Rail Road Consultants Ldt. Cette « société de portage de droit britannique » est chargée d'embaucher et de rémunérer les collaborateurs que la SNCF dépêche à l'étranger. L'entreprise publique justifie ce recours à des retraités par la forte hausse du transport de voyageurs en France qui la contraint à conserver tous ses agents actifs sur le territoire.
Ce système présente plusieurs avantages. « L'utilisation d'une telle société de portage permet de baisser les charges patronales de cinq points », explique un rapport réalisé par la direction de l'audit et des risques de la SNCF.
Libéralisme de connivence ?
Mais que se passe-t-il chez Alternative Libérale ? ils prétendent que des libéraux sont entrés au gouvernement : l'ouverture touche enfin les libéraux. Comme s'il y avait de quoi se réjouir de voir de nouveaux bras aller à la lessive étatiste sarkozyste, celle qui lave le libéralisme, qui en ressort plus blanc que bleu, et avec la tache étatiste qui reste bien incrustée dans le noeud du torchon...
Moi aussi j'avais cru par le passé que Francis Mer ou JP Raffarin étaient libéraux, et on sait bien ce qu'il en a été. Mais l'étatisme à la française contamine tous ceux qui vont y faire trempette et sa version sarkozyste aura le même effet.
"Je ne suis ni Thatcher ni Reagan" avait averti l'ex-candidat, nouveau Prince. Avec toutes les "réformes" stupides qui s'annoncent (TVA sociale comprise), on va finir par s'en rendre compte...
Moi aussi j'avais cru par le passé que Francis Mer ou JP Raffarin étaient libéraux, et on sait bien ce qu'il en a été. Mais l'étatisme à la française contamine tous ceux qui vont y faire trempette et sa version sarkozyste aura le même effet.
"Je ne suis ni Thatcher ni Reagan" avait averti l'ex-candidat, nouveau Prince. Avec toutes les "réformes" stupides qui s'annoncent (TVA sociale comprise), on va finir par s'en rendre compte...
19.6.07
18.6.07
La légende de la SS, suite
On en parle un peu sur le forum des libéraux : la légende rose de la Sécurité sociale française, 14 mythes réexaminés. Jean-Paul Oury également : Sécu: l'imagerie d'Epinal continue.
16.6.07
Micmac à Sarcelles
Le second tour s'annonçait très morne, heureusement, Sylvie Noachovitch, candidate UMP dans le Val-d'Oise, y a mis un peu d'animation, à la suite d'une réflexion assez bête, pas vraiment raciste (et même si certains la trouveront raciste, les vices ne sont pas des crimes - sauf dans les pays où il n'y a plus de liberté d'expression).
15.6.07
La TVA sociale : une vraie mauvaise idée
Fillon envisageait récemment une hausse de TVA de seulement 5%. Je trouve ce chiffre bien timide. Si la TVA sociale c'est si bien que ça, pourquoi ne pas l'augmenter de 10 ou 20% ?
Le premier plombier venu vous le dira : changer la tuyauterie de la maison ne fera pas arriver plus d'eau dans les tuyaux. La baisse des charges sociales sera simplement compensée par une hausse des prix. Le seul intérêt pour le gouvernement serait d'afficher de bons chiffres du commerce extérieur, comme le voisin allemand, ce qui n'a aucun intérêt d'un point de vue économique, sinon de "faire bien" dans le tableau.
Avec la TVA sociale, le salarié est davantage volé : on réduit le salaire complet (net + cotisations salariales et patronales) qu'il serait en droit de toucher, et on augmente artificiellement le prix des biens qu'il consomme.
Alain Madelin le disait récemment : "j'ai offert un prix d'un million d'euros à toute personne qui me montrera un produit importé qui paie une taxe. Seuls les consommateurs paient des taxes, ce qui n'est pas du tout la même chose. Et ce n'est pas le méchant Chinois qui paie la taxe, c'est le gentil Français".
On ne peut que rester atterré devant l'ignorance économique d'une classe dirigeante qui en est restée aux vieilles recettes antilibérales et protectionnistes, faute de volonté réelle de soigner le pays du cancer ultraétatique qui le ronge depuis des décennies.
Le premier plombier venu vous le dira : changer la tuyauterie de la maison ne fera pas arriver plus d'eau dans les tuyaux. La baisse des charges sociales sera simplement compensée par une hausse des prix. Le seul intérêt pour le gouvernement serait d'afficher de bons chiffres du commerce extérieur, comme le voisin allemand, ce qui n'a aucun intérêt d'un point de vue économique, sinon de "faire bien" dans le tableau.
Avec la TVA sociale, le salarié est davantage volé : on réduit le salaire complet (net + cotisations salariales et patronales) qu'il serait en droit de toucher, et on augmente artificiellement le prix des biens qu'il consomme.
Alain Madelin le disait récemment : "j'ai offert un prix d'un million d'euros à toute personne qui me montrera un produit importé qui paie une taxe. Seuls les consommateurs paient des taxes, ce qui n'est pas du tout la même chose. Et ce n'est pas le méchant Chinois qui paie la taxe, c'est le gentil Français".
On ne peut que rester atterré devant l'ignorance économique d'une classe dirigeante qui en est restée aux vieilles recettes antilibérales et protectionnistes, faute de volonté réelle de soigner le pays du cancer ultraétatique qui le ronge depuis des décennies.
14.6.07
13.6.07
La fin de l'URSSaf (URSS annexe française) s'approche à toute vitesse
Imaginez que vous soyez un informaticien talentueux mais que vous ne trouviez pas de travail en France. Qu'à cela ne tienne ! Il y a quelque chose de bien commode qui permet de sortir des frontières sans se déplacer : Internet.
Après quelques recherches, vous trouvez une société en Europe qui offre un poste en télétravail (vous n'avez pas non plus envie de vous expatrier). Vous signez un contrat avec elle, et elle vous paie un salaire tous les mois. Elle ne paie pas de charges sociales pour vous en France : ces charges étant en fait un complément du salaire, vous avez pris le soin de négocier auparavant votre salaire en tenant compte de l'assurance santé qu'il vous faudra payer de votre poche ainsi qu'un placement pour une retraite par capitalisation.
Que peut l'URSSAF contre ça ? Rien. La société n'étant pas soumise au droit français, l'URSSAF peut difficilement mener une quelconque action hors du village gaulois (dont le poisson n'est pas frais, ni l'assurance tous risques). La société doit-elle payer des charges dans son pays de rattachement ? Je n'en suis même pas sûre. A la limite, le contrat pourra avoir été conçu davantage comme un contrat de prestation qu'un contrat d'embauche, ce qui la décharge de toute charge sociale chez elle. De toute façon, les règles européennes de libre-échange exigent qu'une société ne soit pas pénalisée par le simple fait d'embaucher un étranger communautaire plutôt qu'un national.
Cela n'est bien sûr pas réservé qu'aux informaticiens. Tous les types d'emploi salariés sont concernés. Le dernier article de Claude Reichman mentionne un restaurateur qui employait en toute légalité une serveuse salariée d'une société étrangère, et la plainte de l'URSSAF pour "travail dissimulé" n'a pas abouti. On peut alors facilement imaginer des montages de société qui permettent d'éviter complètement la sinistre URSSAF et ses sbires. Ce n'est même pas théorique, je connais des gens qui le font déjà. J'en parlais l'an dernier à l'époque où Doudou Fillias faisait des siennes : Edouard Fillias sur la SS (une erreur possible de ma part était que j'imaginais que leur compte en banque, à ces transfuges, était à l'étranger, de façon qu'ils ne paient pas d'impôt en France - c'est bien sûr possible, mais plus délicat, car illégal, pour quelqu'un qui réside en France).
Le schéma, pour résumer, est donc le suivant : le client final, une société (en France) paye ses factures à une société étrangère, qui salarie le travailleur (en France) qui a donc quitté la Sécu (veinard !).
Une variante plus simple : votre employeur est à l'étranger, et vous travaillez directement pour lui (télétravail).
Une variante plus compliquée (celle de mon article de juillet 2006) : le client final, une société (en France) paye ses factures à une autre société en France (une société de service), qui paye ses factures à une société étrangère, qui salarie le travailleur (en France).
C'est un des rares bons côtés de l'Europe, la libre circulation : ce serait bête de ne pas en (ab)user !
Après quelques recherches, vous trouvez une société en Europe qui offre un poste en télétravail (vous n'avez pas non plus envie de vous expatrier). Vous signez un contrat avec elle, et elle vous paie un salaire tous les mois. Elle ne paie pas de charges sociales pour vous en France : ces charges étant en fait un complément du salaire, vous avez pris le soin de négocier auparavant votre salaire en tenant compte de l'assurance santé qu'il vous faudra payer de votre poche ainsi qu'un placement pour une retraite par capitalisation.
Que peut l'URSSAF contre ça ? Rien. La société n'étant pas soumise au droit français, l'URSSAF peut difficilement mener une quelconque action hors du village gaulois (dont le poisson n'est pas frais, ni l'assurance tous risques). La société doit-elle payer des charges dans son pays de rattachement ? Je n'en suis même pas sûre. A la limite, le contrat pourra avoir été conçu davantage comme un contrat de prestation qu'un contrat d'embauche, ce qui la décharge de toute charge sociale chez elle. De toute façon, les règles européennes de libre-échange exigent qu'une société ne soit pas pénalisée par le simple fait d'embaucher un étranger communautaire plutôt qu'un national.
Cela n'est bien sûr pas réservé qu'aux informaticiens. Tous les types d'emploi salariés sont concernés. Le dernier article de Claude Reichman mentionne un restaurateur qui employait en toute légalité une serveuse salariée d'une société étrangère, et la plainte de l'URSSAF pour "travail dissimulé" n'a pas abouti. On peut alors facilement imaginer des montages de société qui permettent d'éviter complètement la sinistre URSSAF et ses sbires. Ce n'est même pas théorique, je connais des gens qui le font déjà. J'en parlais l'an dernier à l'époque où Doudou Fillias faisait des siennes : Edouard Fillias sur la SS (une erreur possible de ma part était que j'imaginais que leur compte en banque, à ces transfuges, était à l'étranger, de façon qu'ils ne paient pas d'impôt en France - c'est bien sûr possible, mais plus délicat, car illégal, pour quelqu'un qui réside en France).
Le schéma, pour résumer, est donc le suivant : le client final, une société (en France) paye ses factures à une société étrangère, qui salarie le travailleur (en France) qui a donc quitté la Sécu (veinard !).
Une variante plus simple : votre employeur est à l'étranger, et vous travaillez directement pour lui (télétravail).
Une variante plus compliquée (celle de mon article de juillet 2006) : le client final, une société (en France) paye ses factures à une autre société en France (une société de service), qui paye ses factures à une société étrangère, qui salarie le travailleur (en France).
C'est un des rares bons côtés de l'Europe, la libre circulation : ce serait bête de ne pas en (ab)user !
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